Le cauchemar des journaux et les succès de Google

Michel Gagné
Michel Gagné

Une transformation se poursuit dans l’industrie des journaux papier et elle se produit à grande vitesse. Par exemple, au cours des derniers jours, Le Devoir a annoncé une restructuration majeure à cause de la baisse de ses revenus publicitaires, vingt journaux locaux ont fermé boutique pour la même raison et 11 autres ont cessé de publier leur version papier pour ne garder qu’une version web. Pour assombrir un peu plus l’humeur des propriétaires de journaux locaux, les municipalités ont demandé au gouvernement de pouvoir annoncer les changements de zonages uniquement sur leur site web, sans avoir à le faire aussi dans les journaux locaux. Tout cela dans la même semaine!

Les événements des derniers jours m’ont rappelé un petit article qui m’avait beaucoup frappé il y a quelques mois. Cet article résume bien la descente aux enfers des journaux papier et le transfert des revenus publicitaires des journaux vers les activités Internet de Google. Les statistiques de l’article datent de quelques mois, mais la tendance illustrée par les statistiques indique clairement que la situation ne peut aller qu’en se détériorant pour les journaux papier.

Je vous invite à lire l’article ci-après. Les statistiques mentionnées dans l’article proviennent des États-Unis, mais les statistiques canadiennes sont semblables.

L’agonie des journaux papier ne sera pas lente. Au contraire, certains prévoient la quasi-disparition des journaux papier aux États-Unis d’ici 2017. Le même phénomène se produira au cours des années suivantes dans les autres pays.

La direction de La Presse a vraiment été visionnaire en développant La Presse+! Le syndicat et les employés de La Presse ont été tout aussi visionnaires en appuyant ce changement plutôt qu’en s’y opposant!

7 réflexions au sujet de « Le cauchemar des journaux et les succès de Google »

  1. Merci Michel de nous ouvrir les yeux à cette nouvelle réalité. Dans mon quotidien,
    depuis 2 ans, mes habitudes d’information ont beaucoup changé. Tous les matins, les 2 plus grands journaux étaient à ma porte. Maintenant, suite à un déménagement, je me suis habituée à m’informer autrement. Ton article que je peux lire de la Californie n’aurait pas été possible s’il avait été publié que dans les journaux papiers. On se voit bientôt à une prochaine présentation. Bon début d’année!

  2. Personnellement en tout cas, je reste très attachée à mon rituel de lire mes journaux papier à table, en mangeant ou buvant mon café.
    Le samedi, moi et mon mari partageons et s’échangeons les divers cahiers du journal-papier.
    Ce qui ne m’empêche pas de m’abonner à certaines version électronique, surtout pour pouvoir les partager en ligne.

  3. Bonjour Michel.
    Très bon article qui fait voir autant le négatif soit la perte des journaux pour les personnes qui n’ont pas de moyens informatiques comme posséder un ordinateur et s’abonner à l’Internet. Le côté positif la réaction de La Presse et de ses employés.
    Il y a aussi de nombreux autres journaux disponibles sur la toile. Aussi les lecteurs de nouvelles à la télévision seront toujours là pour transmettre les nouvelles qu’ils obtiennent des journaux par médium écrit ou électronique. Les changements se produisent et tout le monde est quand même bien servi.

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