Directives médicales anticipées – un service peu connu

Denis Charron
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Voici encore une autre application de l’informatique dans notre vie de tous les jours. Tout le monde a entendu parler de « l’aide médicale à mourir » qui est accessible à certaines personnes en fin de vie. Mais peu de personnes sont au courant d’une autre disposition qui a aussi été mise en place par la même loi.

Les « directives médicales anticipées » vous permettent de faire savoir au personnel médical vos volontés concernant les soins à vous donner si vous êtes dans l’impossibilité de l’exprimer vous-même (coma, démence, inaptitude).

Si vous avez rédigé un mandat d’inaptitude, celui-ci donne le pouvoir à une autre personne de décider pour vous si vous n’êtes plus apte à le faire.

Les directives médicales anticipées ont préséance sur le mandat d’inaptitude puisque c’est votre volonté qui y est exprimée.

Vos directives médicales anticipées peuvent être déposées dans un registre électronique à la RAMQ ou notariées. Le personnel médical doit consulter le registre tenu par la RAMQ et en tenir compte.

Une brochure de 28 pages du ministère de la Santé et des Services sociaux au sujet des directives médicales anticipées est disponible en cliquant ici.

Il est possible de visionner un reportage de Radio-Canada mis en ondes le 25 juin 2017 et de lire un article sur le sujet en cliquant ici.

Denis Charron

Note de l’éditeur

Il est pertinent de rappeler aux lecteurs du CHIP un article du 31 mars 2017 rédigé par André Charest ; « Un site important pour avoir un certain contrôle sur ses soins de fin de vie ».

5 réflexions sur « Directives médicales anticipées – un service peu connu »

  1. Pour moi, c’est déjà chose faite depuis peu. En cherchant autre chose sur le site de la RAMQ j’ai trouvé « Directives médicales anticipées ». J’ai pensé que c’était une information pour le personnel médical beaucoup plus rapide que le « mandat d’inaptitude »,

  2. Justement ici on ne parle pas de l’aide médicale à mourir mais de la personne elle-même qui fait savoir d’avance sa décision de recevoir ou non des soins qui ne vont que prolonger sa vie alors qu’elle est sur le point de mourir.

    1. En principe, on pourrait indiquer dans une DMA que l’on refuse à l’avance l’aide médicale à mourir, comme il s’agit en l’occurrence d’un soin de fin de vie…

  3. Attention cependant à ne pas suivre aveuglément ceux qui s’affichent publiquement en faveur de l’aide médicale à mourir pour eux mêmes. En effet, on n’entendra jamais de protestation publique de quelqu’un qui se sent vulnérable et qui ne veut pas mourir.

    En passant, voici un site consacré au don d’organes, pour ceux qui veulent se porter volontaires -> http://www.signezdon.gouv.qc.ca/index.php

    Cette possibilité complique un peu les choses…

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