L’équipe du Club informatique Mont-Bruno se tient à l’affut d’informations en lien avec la cybersécurité. Nous republions intégralement un texte qui a récemment retenu notre attention.
Mis en ligne par L’Équipe de CY-clic le 1er septembre dernier, vous trouverez ici un article portant sur la protection des jeunes en cette période de retour en classe.
C’est la rentrée ! Les jeunes retrouvent leurs amis, leurs habitudes… et leurs écrans.
C’est aussi un bon moment pour faire un petit point sur la sécurité en ligne des enfants et adolescents de votre entourage.
Ce qu’il faut savoir
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) attire l’attention sur des groupes violents en ligne qui ciblent et manipulent notamment des enfants et des jeunes vulnérables.
Parmi eux, elle cite « The COM », pour community, une communauté virtuelle regroupant différents groupes et individus qui ciblent, recrutent et exploitent des jeunes en ligne.
Les premiers contacts peuvent avoir lieu sur des plateformes très courantes comme Discord, Roblox, TikTok, Instagram, Snapchat, Twitch, Steam ou Telegram.
Cela ne signifie évidemment pas que ces plateformes sont dangereuses. Les échanges peuvent simplement commencer par une conversation ou une nouvelle amitié. La personne cherche ensuite à gagner la confiance du jeune avant d’exercer progressivement de la pression, du chantage ou des menaces.
Quels signes peuvent attirer votre attention ?
Un seul signe ne signifie pas nécessairement qu’un jeune est ciblé.
C’est plutôt l’apparition de plusieurs changements inhabituels qui peut mériter votre attention, par exemple :
- un nouvel ami ou groupe en ligne qui semble susciter beaucoup de préoccupations ;
- des appels ou messages insistants provenant d’inconnus ;
- un changement marqué d’humeur ou un repli inhabituel ;
- des cadeaux, cartes-cadeaux ou sommes d’argent reçus d’une personne inconnue.
Trois réflexes simples pour la rentrée
1. Ouvrir la conversation, sans jugement
Intéressez-vous aux applications utilisées et aux personnes avec qui les jeunes échangent. L’objectif n’est pas de surveiller chaque clic, mais de créer un climat où ils peuvent parler d’une situation qui les met mal à l’aise.
2. Rester attentif aux changements
Un changement de comportement ne signifie pas automatiquement qu’il y a un problème. Mais lorsque plusieurs signes apparaissent en même temps, cela peut être une bonne occasion d’ouvrir la discussion.
3. Connaître les ressources à l’avance
Il est plus facile d’agir rapidement lorsqu’on sait déjà vers qui se tourner :
- Jeunesse, J’écoute : soutien direct pour les jeunes
- Cyberaide.ca : signalement de situations d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet
- Aidez Moi SVP : aide lorsqu’une photo ou une vidéo intime circule en ligne
Ce qu’il faut retenir
Il ne s’agit pas d’interdire les plateformes utilisées par les jeunes.
Le meilleur réflexe reste de s’intéresser à leur vie numérique, rester attentif aux changements inhabituels et leur rappeler qu’ils peuvent demander de l’aide si une situation leur échappe.
La rentrée est une bonne occasion d’avoir cette conversation.
L’Équipe de CY-clic
Blogue de CY-clic
Notes de l’éditeur
Visant les jeunes, les risques de sécurité auxquels l’article de CY-clic fait référence sont loin d’être inoffensifs.
Le bureau d’enquête de J.E a publié le 24 septembre 2026 un article au sujet du réseau ultraviolent 764 dont voici des extraits.
QU’EST-CE QUE LE 764 ?
« Les adeptes de ce groupe terroriste forcent les enfants à se filmer en train de poser des actes de violence sur eux-mêmes ou sur autrui. Ils diffusent ensuite ces images sur différentes plateformes, comme Discord ou Telegram. Plus les images sont violentes, plus les agresseurs gagnent en notoriété. »
- « Le 764 a été fondé en 2020 par l’adolescent américain Bradley Cadenhead, qui a baptisé le groupe à partir du code postal de sa résidence. Cadenhead a été condamné à 80 ans de détention en 2023, en lien avec des vidéos d’abus d’enfants. »
- « Depuis, plusieurs autres groupes s’inspirant de 764 ont vu le jour un peu partout dans le monde, dont le plus violent serait le 984. »
- « Ces groupes prônent la violence nihiliste, c’est-à-dire qu’ils cherchent à détruire la société par la violence gratuite et le chaos. Les victimes, recrutées en ligne, sont poussées à commettre des gestes de violence dégradants et/ou à caractère sexuel. »
- « Pour garder les victimes sous leur joug, les membres du 764 peuvent menacer de rendre public leur contenu explicite, divulguer leurs renseignements personnels sur le web (doxing) ou signaler une fausse alerte pour que les services d’urgence soient déployés à leur résidence (swatting). Ils peuvent aussi menacer leurs proches. »
L’influence néfaste de cette mouvance a entraîné l’arrestation d’un résident de la région de la Vieille Capitale accusé de terrorisme, comme l’explique cet article du Journal de Québec.
« La Couronne a accepté de lever mardi [25 août 2026] les scellés dans le dossier de Jeffrey Roussel, accusé en avril dernier d’avoir « sciemment participé » aux activités du groupe Mentalyl/984/1984 et de 764, un groupe d’extrémistes violents et nihilistes qui figure sur la liste des entités terroristes au Canada. »
R. Gervais

Quand beaucoup de très jeunes voient leurs propres parents et grands-parents avec un téléphone portable presque collé à leur main, comment voulez-vous tenter de les limiter ? Surtout que le cerveau (jugement) des plus jeunes n’est pas minimalement formé.
C’est quoi cette idée en cette époque de jaser avec tout le monde sur Internet et se faire ami avec des inconnus. Le problème n’est pas juste avec les jeunes, mais avec l’époque où il semble y avoir moins d’intelligence humaine (IH) que l’IA ne peut remplacer !
Les arnaqueurs, les malveillants et les dangereux ont tout ce qu’il faut pour se divertir !
Je suis sûrement minoritaire, mais je serais heureux de voir la population délaisser les réseaux sociaux et les amis inconnus vite trouvés.