
Deux sujets seront abordés aujourd’hui :
- les droits d’auteur en informatique sous attaque par l’intelligence artificielle ;
- Luciole : une police de caractères adaptée aux malvoyants.
Les droits d’auteur en informatique sous attaque par l’intelligence artificielle
Après traduction, voici ce que mentionne le site Web du logiciel Malus, une application d’intelligence artificielle (IA).
La chambre blanche en tant que service
Enfin libéré des contraintes liées aux licences du code source ouvert (open source).
Nos robots IA propriétaires recréent de manière autonome n’importe quel projet open source à partir de zéro.
Le résultat ? Un code juridiquement distinct, assorti d’une licence adaptée aux entreprises. Pas d’obligation de mentionner l’auteur. Pas de copyleft. Pas de problèmes.
Malus commence par analyser le code d’un logiciel existant pour déterminer ce qu’il permet de faire. Il crée ensuite un cahier de charges pour exécuter les tâches en question. Finalement, une intelligence artificielle générative écrit un nouveau logiciel répondant à ces exigences tout en comportant assez de différences avec la cible initiale pour que les droits d’auteurs ne s’appliquent plus.
Veuillez noter que le droit d’auteur, le copyright, s’applique différemment dans les pays où le droit est fondé sur la Common law britannique, par exemple au Canada et aux États-Unis, qu’ailleurs sur la planète.
Malus fonctionne donc sur le principe de la chambre blanche, construisant un second logiciel tout en n’ayant pas accès au code informatique d’un premier logiciel dont les fonctionnalités sont copiées.
Cet article de Futura Sciences publie ces informations au sujet de Malus.
Une nouvelle IA peut « cloner » les logiciels pour piller légalement les droits d’auteur
Davantage conçu comme un avertissement que comme un projet réellement fonctionnel, le logiciel Malus est une « machine à laver » du code open source qui peut reconstruire un logiciel pour en changer la licence.
Toujours dans la même référence de Futura Sciences, voici leur conclusion.
Le logiciel en tant que service (SaaS) dans la ligne de mire
Les éditeurs de logiciels propriétaires observent cette évolution avec nervosité. Si une entreprise peut faire reconstruire en interne rapidement et facilement une alternative à un service coûteux, le modèle SaaS perd une partie de son verrouillage. Les marchés ont déjà montré leur fébrilité face à cette perspective. En effet, ces craintes ont provoqué des ventes massives d’actions, le cours des sociétés de logiciels comme Oracle ayant fortement chuté en début d’année.
Quoi qu’il en soit, l’IA rend aujourd’hui possible l’industrialisation de la réécriture logicielle, sans copyleft et sans attribution aux auteurs initiaux. Le code open source peut désormais être cloné, reformulé et revendu sous un autre nom. Cette perspective est vertigineuse !
Luciole : une police de caractères adaptée aux malvoyants
Luciole est une police de caractères spécialement adaptée pour les malvoyants et les déficients visuels. La conception de ses caractères typographiques vise à leur faciliter la lecture, comme l’explique cet extrait de leur site Web.
Structure des lettres, encombrement des mots, espacement : le caractère Luciole a été pensé autour d’une douzaine de critères de design spécifiques pour offrir la meilleure expérience de lecture possible aux personnes malvoyantes. Un soin particulier a été apporté au dessin des chiffres, des signes mathématiques et de la ponctuation.

Luciole prend en charge plus de 700 caractères permettant d’écrire presque toutes les langues européennes, comme l’explique cet article de PC Astuces.
Denis Charron